Freya

Nouvelle session Tim Punk et composition electro/dance toute fraîche sortie du four. Cette fois-ci au menu: comment choisir un titre?
Au début de la séance, nous bossons ensemble en duo pour poser le thème principal du morceau. Nous délaissons le chant pour pouvoir nous concentrer sur la mélodie uniquement, le choix des instruments, l’ambiance sonore, les arrangements.
Une fois l’intro posée, satisfaisante, je laisse à Talfi le champ relativement libre pour la partie du milieu/le 2ème acte, tout en prêtant une oreille au résultat, et je pars préparer le visuel. De ce point de vue-là, il me laisse relativement le champ libre.
Je prends une quarantaine de clichés plutôt abstraits, sans avoir à me déplacer loin, gain d’énergie pour délivrer encore un projet dans les temps. Je reste dans notre « studio », et je mitraille pendant 1/2 h, pour récolter des images sans détails, plutôt des formes et des couleurs, des textures.
L’atmosphère sonore est déjà bien avancée, quelques titres potentiels sur la page. Comme nous n’avons pas sujet très précis, ça laisse plus de liberté pour aller vers un nom exotique, pas nécessairement de sens, mais une invitation au voyage, un mot alien/étrange, original.
A ce stade, il est sans doute minuit, figurent déjà sur une feuille de papier brouillon: Crate. je ne sais pas pourquoi ce terme en anglais me trottait dans la tête, mais une petite recherche sur internet histoire de vérifier l’orthographe: dans mon esprit je voyais soit « Crate » soit « Crait« . Déjà j’étais en train de déformer caisse en anglais, qui me vient d’une nouvelle de Stephen King, The Crate.
Crait qui mène à Concrete (une touche urbaine, froide terne), et Creya (une touche plus colorée). Comme une planète, une comète, quelque chose dans l’espace.
C’est vraiment sur le mot Creya que mon attention se fixait le plus, et après quelques tests infructueux, motifs+lumière, je décide d’utiliser l’ampoule au plafond avec mes crayons de couleur qui viennent dans le champ de la camera. Si je n’emploie pas mon matériel pour réaliser un dessin, qu’au moins les crayons inspirent le titre et servent à mettre en place la miniature.
Les fichiers sont en stock sur la carte SD. Suffisamment.
Retour pour boucler le morceau avec mon acolyte. Réécouter et donner mon avis sur la seconde partie, modifier quelques détails pour donner plus de nuances aux accords, plus de variété, terminer l’ensemble par le retour du thème principal avec quelques altérations. L’occasion aussi de tester certains effets. Explorer le logiciel plus avant. 
Comme toujours nous passons en revue toutes les photos potentielles. Chacun donne son avis. Au bout de quelques minutes, nous sélectionnons quatre fichiers, puis le définitif. Une question de teintes, jeu d’ombres et d’éclats lumineux, reflets, les détails de la matière qui apparaissent d’avantage.
Et je songe déjà à la mise en page, la disposition des couleurs permettra de mettre le titre en bleu pâle (eau claire) sur une bande plus sombre en haut (crayon violet flou en gros plan), alors que vers le bas des tons plus vifs (bleu-vert, rose pastel).
Ajout du nom de groupe avec sur le i 3 points, qui font écho aux trois crayons employés durant le processus, titre bleu clair qui me rappelle un peu le logo Avatar sur les affiches, pour le côté indigène/lointain, spatial.
Un truc me gène: je suis content du titre seul, mais en regardant à la mosaïque de nos vidéos sur la chaîne, nous avons déjà la chanson précédente Crazy qui commence quasiment pas la même syllabe, mot court, trop proche à mon goût.
Un changement simple sans dénaturer l’idée s’impose, juste une lettre, je passe en revue l’alphabet et m’arrête sur le F.
Voici comment Freya est né(e).

freya-thumbnail

Résultat YT

et quelques versions alternatives/autres options

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C’était le rapport hebdomadaire de Martch. Fin de transmission. 

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